Interview d'Alix d'Angalie

Interview d'Alix d'Angalie par Esme-ralda.

13608170 1209926729019136 875340245 nJe remercie énormément Alix d’Angalie d’avoir pris le temps de répondre à mes questions. Elle est auteure de « L’Edit d’Alambrisa » édité aux éditions Monde Premier.

 

 

Vous êtes une auteure méconnue, pouvez-vous vous présenter ?

 

Comme beaucoup d’autres personnes, j’écris et j’invente des histoires depuis mon enfance, mais je ne me considère comme une auteure que depuis la publication de L’Édit d’Alambrisa et du Peigne noir de Nibur sur Internet, il y a quelques années. Encore un an avant, ces « histoires » n’existaient que pour moi et dans le plus grand secret. C’est une amie, en me révélant par hasard qu’elle écrivait un roman, qui m’a donné envie de me confier. Et petit à petit, j’ai commencé à assumer l’idée que j’écrivais.

 

 

Votre livre « L’Edit d’Alambrisa «  a été une véritable découverte. Votre monde m’a totalement subjugué. Tellur, l’univers que vous avez créé, est d’une véritable beauté. D’où tirez-vous cette inspiration ?

 

En ce qui concerne Tellur, l’inspiration première est issue de rêves qui m’ont particulièrement marquée. Je ne pourrais pas l’expliquer clairement, car j’ai moi-même l’impression de ne rien avoir « calculé » ni façonné. C’est comme si Tellur existait, quelque part, et que je n’avais eu qu’à y suivre les pas des personnages. A cela se sont occasionnellement mêlées des idées qui ne me quittaient pas depuis l’enfance et des scènes tirées de l’écoute de certains morceaux de musique.

 

(Mais je dois avouer que j’ai écrit 90% du roman « à l’instinct », sans préméditation aucune, en me laissant guider par je ne sais quoi. L’inspiration, sûrement ! C’est donc difficile pour moi de répondre clairement à cette question.)

 

Vous avez bâti, cette société autour de l’Edit qui prône des valeurs ancrées, le respect et une rigueur absolue à l’obéissance. Les lois y sont strictes. Que voulez-vous exprimer à travers cette société contrôlée par l’Edit que l’on pourrait comparer aux doctrines religieuses contemporaines ?

 

Encore une fois, difficile de répondre…

Cette société était telle quelle dans le rêve qui m’a inspiré le roman. L’absence de religion à proprement parler est quelque chose de commun à tous mes écrits, alors il m’est difficile de comparer la civilisation de l’Édit aux doctrines religieuses. Il est vrai que l’Édit est aussi sacré pour les alambrisans que peut l’être la Bible pour les chrétiens, mais pas pour les mêmes raisons. Ce que vénère la société de Tellur, c’est la Paix, une notion sur laquelle on peut influer, et non un Dieu.

Pour être franche, je ne pense pas que l’Édit autorise les croyances religieuses…

 

Sicara, le personnage principal, peut-elle être considérée comme une héroïne intemporelle ou moderne ?

 

Il y a des personnes comme elle en tous lieux et toutes époques. On pourrait changer le contexte sans changer l’histoire.

 

En lisant votre livre, je me suis interrogée sur les prénoms des héros, Sicara et Ergej. Ont-ils une signification particulière, au vu de leurs personnalités frappantes et particulières ?

 

Absolument pas ! Encore une fois, leurs prénoms sont apparus sous mon crayon d’eux-mêmes, comme s’il était établi qu’ils devraient s’appeler comme ça bien avant que l’histoire n’entre dans ma tête. Quand on vous présente une personne, vous ne remettez pas son prénom en question, car cela fait partie d’elle, et que de toute façon vous n’avez pas votre mot à dire. C’est son nom, c’est tout. Eh bien en ce qui concerne Sicara, Ergej et presque tous les autres, j’ai dû me plier aux choix de leurs parents…

 

Sans dévoiler le leitmotiv de votre livre, je suis restée sidérée lorsque le voile a été levé sur La Cause. Pourquoi en avoir fait une tare dans ce monde ?

 

J’ai pu observer dans le nôtre des cas de conflits que rien ne pourrait résoudre, parce qu’ils n’étaient désormais plus politiques, géographiques ni même religieux, mais parce qu’ils avaient pris une autre dimension, plus populaire. Je suis partie de ce principe et j’ai fait la supposition qu’il existe un monde, une époque où les choses seraient différentes. Ce monde serait-il un paradis ?

 

J’ai été chamboulée par la fin, est ce qu’une suite est prévue ?

 

L’Édit d’Alambrisa est le véritable protagoniste de ce roman, et même si je sais ce qui se passe après la fin, je ne pense pas écrire de suite… J’ai raconté l’histoire que je devais raconter, et une suite serait sans doute malvenue.

Mais Tellur n’a pas dévoilé tous ses secrets et d’autres histoires verront le jour, dont certaines se dérouleront en même temps que les évènements relatés dans L’Édit d’Alambrisa. Ce sera certainement l’occasion d’en retrouver les protagonistes et de savoir ce qu’ils deviennent !

 

L’Edit d’Alambrisa est un de vos premiers livres, d’autres sont parus depuis et prochainement « A rebours », que pouvez-vous nous en dire ?

 

La saga de L’Ordre du Domaine Unique démarre avec ma première « vraie » histoire : Le Peigne noir de Nibur. C’est mon « histoire d’été ». Je l’ai écrite avant et pendant L’Édit d’Alambrisa. Au premier abord, il s’agit de fantasy plus classique, mais il s’agit en fait d’un mélange de genres, qui prend forme au fil des livres et qui défend ses propres valeurs.

A rebours est un peu à part, car la romance n’est pas mon genre de prédilection. Mais lors d’un trajet en voiture, je me suis dit « tiens ! je vais écrire un livre qui commence à l’Opéra Garnier ! ». Et les pièces du puzzle se sont rapidement mises en place avec un personnage principal voué à une amnésie totale qui décide de passer le temps qui lui reste à retrouver la danseuse dont il était secrètement amoureux enfant. Mais forcément, sa mémoire défaillante ne va pas lui faciliter la tâche…

 

Vos livres sont édités aux Editions Monde Premier, association qui ne vit grâce qu’aux bénévoles. Pourquoi les avoir préférés à d’autres ?

 

Tout simplement parce que je fais partie de ses créatrices ! C’est une amie, emballée par L’Édit d’Alambrisa, qui m’a suggéré de faire de la « publicité » autour du roman via Internet. Je n’y connaissais rien, alors elle a créé le blog, juste avant que je ne saute le pas de l’auto-édition. J’ai choisi un nom tiré de L’Ordre du Domaine Unique. Petit à petit, l’association s’est étoffée. Et nous voilà partis depuis trois ans maintenant, ajoutant des auteurs à notre groupe et des textes à notre répertoire !

 

Pour finir. Vous avez champ libre : mots pour vos ou futurs lecteurs et lectrices.

 

Lorsque l’on décide de commencer une lecture, on a parfois une petite appréhension, l’espoir de ne pas être déçu. C’est d’autant plus vrai avec un auteur méconnu ET auto-édité, donc je suis assez impressionnée par le courage dont font preuve ces lecteurs ! Ce sont eux qui font d’un livre un livre. Merci du fond du cœur !

 


Retrouvez « L’Edit d’Alambrisa »  d’Alix d’Angalie sur Amazon :  https://www.amazon.fr/L%C3%89dit-dAlambrisa-Alix-dAngalie-ebook/dp/B00DBC57NO/ref=sr_1_fkmr0_1?ie=UTF8&qid=1467582035&sr=8-1-fkmr0&keywords=l+edit+d+alambrisa

Bibliographie :

 

51fxw8swinl sx346 bo1 204 203 200 1  41xcflo3 il sx328 bo1 204 203 200  Sans titre 11 41yvb6vcqfl sx322 bo1 204 203 200 Sans titre 10

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau