Vampire Nation, Tome 1 : Riker, de Larissa Ione

L'avis de Lirélie - Au secours au départ puis... prenant

Vampire nation tome 1 riker 555793 250 400

Résumé : Nicole Martin n'avait que huit ans quand les esclaves vampires se sont rebellés. À présent, elle consacre sa vie à débarrasser la planète de leur engeance maudite. Riker, un vampire renégat, brûle de venger les siens asservis par la famille de Nicole. Pourtant enlever la jeune femme ne tourne pas exactement comme il l'avait prévu. Les deux ennemis jurés se découvrent une attirance mutuelle. La haine devient obsession, désir... peut être même rédemption. Mais Riker pourra t il dompter cette fougueuse jeune femme qui pourrait l'anéantir ainsi que toute son espèce ?

 

L'avis de Lirélie : J'ai été tentée par l'intrigue proposée sur la 4e de couverture, d'où mon achat. Je ne connaissais pas du tout l'auteure et j'y suis allée à l'aveuglette.

Donc on entre tout de suite dans l'ambiance avec un massacre lorsque les vampires asservis par les humains (ça paraît bizarre mais c'est vrai) se révoltent contre leurs maîtres et notamment contre la famille à laquelle appartient la société Daedalus qui opère toutes sortes d'expériences interdites ou non sur les créatures de la nuit. Pendant cette nuit sanglante, une petite fille réchappe à l'élimination de ses parents après avoir été elle aussi "machouillée" par l'un des révoltés. Cela plus le fait qu'elle avait également assisté au meurtre de sa nourrice vampire adorée par un géant brun du nom de Riker supposé pourtant être son compagnon, fait que vingt ans plus tard, l'héritière de l'entreprise Daedalus, l'une des plus puissantes au monde, voue une haine féroce à cette engence. Le hic, c'est que cette haine est partagée et que le dénommé Riker, qui n'a pas pris une ride entre temps, va kidnapper Nicole, pensant qu'elle sait où les employés de sa société cachent l'une des leurs, une sage femme très importante pour leur communauté en mal d'enfants. Nicole et Riker vont devoir laisser tomber leurs préjugés sur l'un et l'autre au fur et à mesure qu'ils apprendront à se connaître et que la future PDG de Daedalus va découvrir ce que faisaient réellement ses parents dans les couloirs secrets de leur société.

Quand j'ai commencé les premières pages du livre, je n'ai que moyennement apprécié le prologue où on a des détails sur la façon dont un vampire à qui on a coupé les crocs tente de dévorer une petite fille de huit ans. Honnêtement, mon estomac a eu quelques ratés. Quand ça touche les enfants, j'ai du mal, c'est comme ça. Cela partait déjà mal.

Ensuite, quand apparaît Riker sur le devant de la scène, j'ai cru un instant devoir fermer le livre et passer à autre chose. Au secours le vocabulaire pour reprendre l'intitulé de la chronique. Mettez de multiples "connards" et "enfoirés", je sens qu'on ne va pas s'entendre, mais si en plus, vous rajoutez le mot "queue" à toutes les sauces (oui, oui, vous avez bien lu), pour moi, ce n'est plus possible. Donc j'ai eu vraiment beaucoup de mal à entrer dans l'histoire à cause de ce que je pressentais sur le style qui serait adopté par la suite. Je n'ai d'ailleurs pas été déçue puisque au fil de l'histoire, on a un florilège de nouveaux "enfoirés", de "connards", encore des "queues" (celle de riker en l'occurrence) et même, ça me tue de l'écrire : "d'enculés" !! Le pire dans l'utilisation de ce mot que j'abhorre, c'est qu'il était employé non pas par le vampire ténébreux et cruel, mais par l'héroïne censée être douce et gentille. Non mais allô ! Tu peux être en danger, tu peux être en colère, tu peux être tout ce que tu veux, mais rien ne t'oblige à employer ce terme, qui, et ce n'est que mon opinion, dans la bouche d'une femme, est carrément à vomir. Il y a tout un panel de jurons dans notre langue bien aimée alors pourquoi utiliser celui-là quand en plus, l'emploi du mot est hors contexte ! N'importe quoi ! Gros point noir donc à ce niveau pour Vampire Nation.

Après, je vais nuancer mon propos dans le sens où mon titre supposait que la suite était prenante. Eh bien oui, j'ai d'abord été tentée de lâcher cette lecture mais paradoxalement, l'histoire en elle-même était intéressante, notamment le mythe amérindien de l'apparition de la race vampire. Toutes ces créatures ne sont pas égales et les vampires les plus puissants sont ceux de la 1ère et de la 2e génération, très peu nombreux. Je ne développerai pas mais de ce côté, c'est original.

Ensuite, il y a la romance entre Riker et Nicole qui m'a fait tenir jusqu'au bout. Même si j'ai jugé que l'attirance entre les deux arrivait beaucoup trop tôt vu qu'ils étaient censés se détester, la façon dont leurs liens se développent est intéressante, sans être non plus exceptionnelle. Je serai plus intriguée par le tome 2 avec Hunter et les jumelles...

Enfin, j'ai trouvé l'inversement des rôles original vu que les vampires sont présentés comme des victimes de la barbarie humaine, asservis et soumis à la torture permanente. C'est bien vu de la part de l'auteur. On n'a pas spécialement envie non plus de se ranger du côté de ces créatures cruelles par bien des aspects, ce qui rend l'intrigue plus complexe.

Moralité, même si j'ai eu envie de m'enfuir en courant, je pense avoir bien fait de m'accrocher jusqu'au bout vu qu'au final, le récit restait assez prenant. Je pense que les amateurs de pure bit-lit y trouveront leur compte.

 

Ma note pour le tome 1 de Vampire Nation : SourireSourire

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau