N'est pas Cendrillon qui veut - Pascale Stephens

L'avis de Lirélie : Vivifiant, à lire sans complexe (^^)

N'est pas Cendrillon qui veut...: « Il a su déceler ce que personne n'a jamais vu et il a chamboulé mon univers. » par [STEPHENS, PASCALE]

 

Résumé : Mina étudiante en marketing le jour est serveuse au Mackintosh la nuit. Elle est persuadée de n'avoir rien pour plaire, et certainement pas son physique. A mille lieues des princesses de Conte de fées. Jusqu'au jour où elle rencontre Connor, séduisant trentenaire, mystérieux et inabordable... Semble-t-il... Pourquoi Mina a-t-elle l'impression que Connor la connait mieux que personne? Pourquoi la confronte-t-il à ses pires démons? Mina n'aura pas trop de l'aide des personnes chères à son cœur pour l'aider à aller jusqu'au bout pour révéler sa véritable personnalité. Mais les obstacles seront nombreux, surtout quand sa propre famille s'en mêle. 

 

L'avis de Lirélie : Outre une couverture attrayante (la version remaniée est très jolie), le résumé me semblait déjà attractif et je remercie chaleureusement Pascale Stephens pour sa confiance et l'envoi de son livre. J'avais un peu peur de rester dans les standards de la romance entre une jeune innocente et un millionnaire adepte du sexe brut et du coeur en chocolat, cependant, N'est pas Cendrillon qui veut s'en démarque clairement. La cause principale : la focalisation sur les complexes de l'héroïne, souffrant visiblement et terriblement d'un embonpoint qui lui bouffe la vie (sans mauvais jeu de mots). Dans tous les cas, je me suis régalée (promis j'arrête de filer la métaphore sur la nourriture et ses effets).

J'avoue avoir eu quelques difficultés avec le niveau de langage de Mina, qui dès le départ, par son vocabulaire, vous fait réaliser sans ambages que le récit sera plutôt brut de décoffrage. Comme chacun le sait, je suis plus une adepte du langage policé que des sorties trop familières. Je m'y suis faite toutefois et j'ai découvert en Mina une personnalité attachante, à l'estime de soi ruinée par des années de moqueries de la part d'une mère acariâtre et de soeurs complètement stupides. On pousse la métaphore sur Cendrillon plus loin en lui faisant rencontrer un prince charmant en la personne du beau Connor. Cela aurait pu être convenu comme intrigue mais l'auteure a fait entrer les kilos en trop de Mina dans l'équation et le jeu se complique fortement. 

Connor n'est pas le prince qu'attend la belle endormie, il doit se battre pour elle et surtout pour qu'elle accepte son amour pour elle. Cela fait très lover et effectivement, il l'est, mais l'image que Mina a d'elle est si désastreuse qu'elle risque de compromettre son bonheur. Il faut donc bien qu'il y en ait un sur les deux qui ait la tête sur les épaules. En tout cas, les deux sont bien assortis et assez drôles. Pour les scènes hot, je préfère prévenir que c'est pour public averti. En effet, j'ai eu quelques vapeurs et cela faisait bien longtemps que je n'avais pas rougi en lisant ce genre de passages. On peut dire qu'entre le style de langage adopté par l'héroïne et les descriptions, les lectrices auront de quoi se confesser le dimanche après avoir terminé la lecture de ce livre. Mazette !

Enfin bref, Connor et Mina peuvent former un couple sympathique si les choses veulent bien tourner en leur faveur. Comment cela va-t-il finir ? Outre les embûches sentimentales, Pascale Stephens a également concocté une série de rebondissements qui donne du piquant à l'histoire d'amour, débouchant sur un final que je n'avais pas du tout imaginé. Très bon point.

Plus généralement, j'ai trouvé que Mina exagérait vraiment ses complexes car ce n'est pas parce qu'on met du 44 en pantalon qu'on est obèse. Il ne faut pas pousser. Toujours est-il qu'une fois qu'on a l'aperçu de sa mère, on comprend mieux pourquoi elle se voit en boudin ambulant plutôt que comme une femme pulpeuse. Mon Dieu, la pauvre ! Avec une mère pareille, il y a de quoi alimenter les caisses des psys pendant des décennies ! En tout cas, le terme "obèse" que j'ai trouvé plusieurs fois et qui me paraissait franchement injuste était utilisé par des personnes imbues d'elles-même parce que respectant des standards de beauté complètement débiles. Mina, par son parcours tant professionnel que personnel, démontre qu'à condition de le vouloir vraiment, et de ne plus se laisser influencer par des diktats publicitaires sans intérêt réel, on peut s'épanouir et s'accepter. D'où la petite touche supplémentaire qui rend l'oeuvre de Pascale Stephens d'autant plus intéressante.

Les femmes qui se trouvent trop rondes trouveront je pense dans ce livre un exutoire à leurs complexes. Non pas que tous les Adonis de la Terre vont se jeter sur les femmes dépassant le 42, mais au moins elles auront un aperçu de ce qui arrive quand enfin, on accepte qui on est, à l'intérieur comme à l'extérieur : on peut être heureux, tout simplement.

Donc si je résume, c'est une histoire pour toutes les femmes, maigres ou potelées, qui n'ont pas confiance en elles. Il suffit d'une rencontre et d'une prise de conscience pour enfin faire tomber le voile qui nous empêche de nous voir autrement que comme un vilain petit canard, mais plutôt comme une Cendrillon qui va au bal, à condition de le vouloir vraiment. Tout le monde a des atouts, il suffit de les mettre en valeur pour que les autre oublient nos défauts.

 

Ma note pour ce beau moment de lecture que fut N'est pas Cendrillon qui veut :

****

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