Le bal de Mayfair d'Anne Barton

L'avis de Lirélie - Une lecture rapide et sympathique

 

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Résumé : Angleterre, 1817. Lady Olivia a toujours su exactement ce qu’elle attendait de la vie. Et, avec son tempérament de feu et son esprit vif, elle n’a jamais eu de mal à réaliser ses rêves. Après avoir reçu une éducation allant au-delà des cours de broderie et de maintien, elle mène sa vie à sa guise dans le luxueux quartier de Mayfair. Mais, en amour, c’est une autre affaire… Car face à James Averill, le meilleur ami de son frère, sa belle assurance semble fondre comme neige au soleil. Pourtant, elle ne peut s’empêcher d’y croire. Si James la regarde à peine, l’ignore au bal et la traite comme une enfant, c’est qu’il connaît mal son propre cœur, comme tant d’hommes. Un jour, c’est certain, il ouvrira les yeux. Mais, quand elle apprend que ce passionné d’archéologie va bientôt s’embarquer pour l’Egypte et passer deux années loin d’elle, Olivia comprend qu’elle n’a plus le choix. Si elle veut retenir James et le séduire, ce sera cet été ou jamais.

 

L'avis de Lirélie : Voici le troisième volet d'une série de romances historiques créée par Anne Barton. Après Orgueil et volupté et Secrets et préjugés, on a Le bal de Mayfair qui met en scène la soeur du duc, Olivia.

Olivia est une jeune femme espiègle, aimante envers sa famille, mais surtout c'est une véritable tornade ambulante qui agit avant de réfléchir et en tant que volcan qui se respecte, elle va littéralement entrer en éruption lorsqu'elle apprend que l'homme qu'elle aime profondément depuis dix longues années et qui la voit encore comme une petite polissonne avec des couettes, est sur le point de partir dans une expédition archéologique en Egypte.

Le personnage féminin, malgré sa parentèle certaine avec "Speedy Gonzalez", est au demeurant, assez sympathique, ne serait-ce que pour sa constance et sa consience aiguë de ses sentiments envers James Averill. Elle sait que ce n'est pas une passade et qu'il lui est destiné et on souffre quand même avec elle de voir que lui, comme tout homme qui se respecte, est complètement bouché et aveugle aux signaux qu'elle lui envoie, même les plus évidents.

James est un gentleman qui découvre avec des yeux ronds que la soeur de son meilleur ami n'a plus onze ans et qu'elle a des attributs dignes d'intérêt. Monsieur se retrouve pris entre deux feux. Le garçon est sympathique mais ne m'a pas plus transcendée que cela.

En vérité, l'histoire non plus. Je l'ai lue à toute vitesse, j'ai enchaîné les pages, pour autant, ce qui m'a gênée, c'est le caractère un peu trop convenue de l'intrigue. Hormis la fin où on a quand même un petit frisson avec un rebondissement, il y avait de nombreuses situations que j'avais anticipées au moins vingt ou cinquante pages avant qu'elles ne se produisent. D'autre part, même si je ne suis pas une spécialiste de l'histoire anglaise de cette époque, je dirais que certains passages sacrifient la réalité historique pour faciliter l'histoire d'amour. C'était déjà le cas dans les autres tomes. Effectivement, lorsque tout le monde applaudit à la fin du 1er volume à la déclaration d'amour et de mariage futur entre un duc et une couturière, je me dis qu'on est vraiment dans le monde des bisounours. L'étiquette était si importante en ce temps que ce genre d'union scandaleuse aurait amené tout droit à la disgrâce le noble qui s'y serait risqué. Idem pour les séances de "on joue au docteur" peut-être un peu trop présentes ici, dans le sens où les sentiments de chacun n'étant pas véritablement clarifiés, on aurait pu en zapper au moins une à mon avis et augmenter la tension sexuelle entre les protagonistes pour nous tenir en haleine.

Enfin bref. On est dans une romance, et on sait dans quoi on s'engage alors, faites comme moi, laissez tomber la réalité historique et laissez vous entraîner dans cette série plutôt divertissante à défaut d'être grandiose. J'ai vraiment aimé le tome 2 notamment.

Ce troisième opus est à mon sens dans la ligne des précédents, et honnêtement, je lirai le prochain avec plaisir. Quand on a eu une mauvaise journée, ça fait du bien de se plonger dans un récit dont on sait que l'issue sera positive et qui fera vibrer notre corde sensible. Ne cherchez pas une intrigue complexe et des personnages denses, ici, c'est no prise de tête et on passe un bon moment sur un fauteuil avec un petit verre de grenadine sentant bon le début des vacances.

Moi, ça m'a décontractée, et c'est ce que je recherchais.

Donc mission réussie pour Le bal de Mayfair :

 

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