La Chronique des Bridgerton, tome 3: Benedict, de Julia Quinn

L'avis de Lirélie : Coup de coeur pour le récit, coup de gueule pour la maison d'édition

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Résumé : Comme le rapporte la mystérieuse lady Whistledown, , dans sa chronique mondaine, on a vu, lors du bal masqué organisé par les Bridgerton, Benedict, le cadet de la famille, en compagnie d'une ravissante inconnue. Mais à minuit, la belle s'est enfuie. Depuis, il a beau la chercher dans tout Londres, elle semble s'être évaporée. Qui pourrait se douter que sous le masque de soie noire se cachait Sophie Beckett, fille illégitime du comte de Penwood, haïe par sa marâtre qui la cantonne à l'office ? Quand Benedict croisera de nouveau Sophie, saura-t-il la reconnaître sous ses habits de domestique ?

 

L'avis de Lirélie : Suite des aventures des enfants Bridgerton avec un tome consacré au second de la famille : Benedict.

La famille est toujours aussi soudée et attachante, le ton est toujours aussi humoristique, parfois caustique quand les frères s'asticotent. C'est une bouffée d'air frais.

En ce qui concerne l'intrigue ici, j'ai d'abord eu le sentiment de me retrouver dans un remake de Cendrillon. Tout depuis la marâtre jusqu'aux affreuses demi-soeurs y est et on s'y croirait. C'est assez drôle. Bon, évidemment, la suite s'en détache puisque Benedict n'est pas un prince, néanmoins, le coup du bal masqué, ça remet une touche supplémentaire sur la métaphore déjà bien filée. 

Bref! Encore une fois, on se régale de la love story entre les tourtereaux, qui, si au départ, lors du bal, m'a fait grincer des dents en raison de l'effet Cendrillon guimauve indigeste, a pris par la suite un tour assez original. Non pas qu'il cherche à lui faire enfiler une pantoufle de verre... quoique... Lol. Non.

Julia Quinn a le chic pour prendre toujours une direction opposée à celle à laquelle on peut s'attendre en lisant les premières pages et c'est ce qui lui confère tout son intérêt, évidemment. Ici, on peut dire que la jeune fille est dans une sacrée galère! Quant à Benedict, je me demandais parfois s'il n'était pas un peu idiot. M'enfin c'est un homme me direz-vous ! (sous-entendu équivoque, je ne m'y étendrai donc pas) J'ai également beaucoup aimé le rôle de Violet qui prend plus d'ampleur que dans les précédents volumes et qui apparaît comme quelqu'un d'aimant mais sur les pieds desquels il ne s'agit pas de marcher. Comme toute mère, si vous touchez à ses enfants, elle risque de vous arracher la tête, aussi bien élevée fut-elle.

Je conclurai sur le récit en disant que c'est encore un coup de coeur en ce qui me concerne et que je lirai les suivants avec plaisir.

Maintenant, j'en viens à la maison d'édition à qui j'adresse un râle exaspéré. Vous me direz, c'est très imagé et très peu poétique. Certes, et je m'en explique.

Quand on lit un livre qui nous passionne, il est plus que pénible de devoir refaire les phrases dans notre tête pour les rendre compréhensibles. En effet, à de trop nombreuses reprises, la mise en forme des phrases a nécessité de ma part un effort de concentration pour refaire le puzzle correctement. Ne serait-ce que pour les expressions "je n'en ai rien", on arrive à "je ne rien ai" systématiquement.

Je ne dis pas que le livre est bourré de fautes, ce n'est pas le cas. Cependant, les maisons d'édition rabaissent bien trop souvent les auteurs indépendants parce que leurs ouvrages, n'ayant pas, comme les leurs, bénéficié du passage en revue d'un ou plusieurs correcteurs professionnels, recèlent encore par-ci par-là quelques erreurs. Or, il convient de préciser que l'erreur n'est pas l'apanage des auteurs indépendants et que preuve à l'appui, les grandes ME peuvent se tromper aussi.

Alors un peu d'indulgence n'est-ce pas ? Cela ne m'empêchera pas de lire les autres tomes de la saga des Bridgerton. Que cela ne vous empêche pas de ne pas tomber dans la condescendance avec des personnes qui font au mieux pour exercer leur passion et la transmettre aux autres.

À bon entendeur...

 

Il y a donc deux notes pour cette chronique:

Pour le récit de Julia Quinn:

*****

Pour les erreurs de mise en page laissant à désirer :

**

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