Je partirai pour les terres lointaines - Paul Couturiau

L'avis de Cloclochette

Couv je partirai pour les terres lointaines

Résumé : 

Que fait-on quand on a un nom maudit ?
Un nom qui sent l’enfer et la damnation ?
Daudet, six lettres qui s’inscrivent en caractères de honte pour avoir donné naissance à l’Action française.
Que fait-on quand on a presque 15 ans et que l’on rêve de fuir vers les contrées blanches du Canada ?
On est prêt à se battre, à tuer et à mourir, peut-être parce que cette balle qui est dans le pistolet serré dans sa main est l’ultime délivrance, ou l’ultime mystère ?

 

Informations : 

ISBN : 978-2-87466-425-0
Prix France TTC : 18,90 €

Cet ouvrage est disponible dans votre librairie favorite (n’hésitez pas à demander à votre libraire de le commander si vous ne le trouvez pas en rayon)

Vous pouvez aussi acheter ce livre directement en suivant un de ces liens selon votre préférence :

 

L'auteur : 

Paul Couturiau, à travers ce roman, fait revivre une énigme judiciaire à ce jour non résolue et parle de ce feu de l’insatisfaction mortifère de la jeunesse, celle que nous avons enfouie depuis si longtemps.

 

L'avis de Cloclochette : 

Tout d’abord, merci aux Editions Jourdan pour le partenariat que nous entretenons, c’est toujours un bonheur pour moi de pouvoir lire les livres que vous éditer et de les faire connaître à de nombreux lecteurs.

J’ai été très intriguée par ce livre dès que j’ai vu la couverture quand j’ai vu le nom de Philippe Daudet j’ai tout de suite pensé à l’affaire Philippe Daudet non résolue à ce jour.

En effet, il y a bien un rapport entre les deux histoires car le roman que je vous présente aujourd’hui reprend en partie, la véritable histoire de ce jeune homme décédé à quinze ans le 24 Novembre 1923.

Avant de se tuer (car c’est la conclusion de l’enquête qui a été menée) il rencontre Sarah (un personnage inventé par l’auteur) qu’il va appeler Marie car elle ressemble à une personne qu’il a créé dans un de ses poèmes et qu’il a appelée Marie.

J’ai beaucoup aimé ce récit, j’avais déjà entendu parler de cette enquête mais ça me plaisait bien d’en savoir un eu plus. Ce qui fut le cas.

J’ai beaucoup aimé cette histoire car elle est remplie de citations, de poèmes et on en apprend un peu plus sur les poètes.

En plus d’être un roman, c’est une vérité. Une histoire pleine de leçon à tirer.

On peut voir que certains parents se moquent de leurs enfants, ils sont trop occupés avec leur vie politique ou autre. C’est ce qui est arrivé à Philippe, malgré tout ce qu’il a pu faire pour attirer l’attention de ses parents, ceux-ci aggravent la situation.

Ce livre n’est pas qu’une histoire de poème, de garçon qui fugue, c’est une leçon de vie, mais aussi un livre qui parle de politique et autre. Comme quoi ce monde est empli de monstres. Ceux qui pensent que le monde entier est contre eux, ceux qui se veulent rebelles et beaucoup d’autres.

C’est une dure réalité.

Une phrase de l’auteur à la fin du texte m’a beaucoup touchée, la voici :

« Il y avait longtemps que cette affaire Philippe Daudet me trottait dans la tête. Aujourd’hui que nous assistons, de tous côtés, à une montée de l’intolérance, de l’antisémitisme, de l’extrême droite, il m’a semblé que le moment était bien choisi pour lancer à la gueule de la haine ce chant plein de lumière et de fraternité… »

L’auteur possède une plume très intéressante, je ne peux pas dir vraiment que c’était addictif, cette lecture était très étrange, même si je pouvais lâcher ce livre quand je le souhaitez, je voulais quand même savoir ce qui allait se passer pour Philipe, enfin… dans sa tête, car même si ce ne sont pas forcément les bonnes pensées que le vrai Philippe aurait eu, j’ai aimé savoir ce qu’il aurait pu réellement penser.

Une autre phrase m’a beaucoup fait réfléchir :

« Toute grande expédition se construit d’abord dans la tête. C’est quand il est à pied d’œuvre qu’on sait si un homme est taillé pour l’aventure ou pas. Et les plus téméraires ne sont pas forcément les plus costauds. J’ai eu l’occasion d m’en rendre compte dans les tranchées… »

Et une autre encore :

« L’objectivité n’est rien d’autre que la subjectivité des hypocrites »

Donc voilà, je vous conseille ce livre qui va vous en apprendre beaucoup sur ce que peut être la vie.

 

Ma note : 8.5/10

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau