J'ai construit la grande pyramide, Christian Jacq

L'avis de Lirélie : Passionnant !

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Résumé : Je suis né il y a cinq mille ans dans un village du sud de l Égypte. J’aurais dû rester paysan, comme mon père. Mais je me suis révolté contre un scribe de la corvée, le Profiteur, et je me suis enfui pour échapper à la prison. Dans la capitale, j ai eu la chance d’être recruté sur un gigantesque chantier, celui de la future Grande Pyramide de Khéops. Embauché au bas de l échelle, j ai écouté les paroles de mes maîtres afin de devenir tailleur de pierre. Et j ai été associé à toutes les étapes de la construction d une pyramide unique et inégalable. Vingt ans...  Vingt ans d une aventure peuplée de dangers, au cours de laquelle j ai connu de rudes épreuves, des amitiés indestructibles et un amour fou. La vie dont je rêvais et qui s est construite par mes mains.

 

L’avis de Lirélie : Pour commencer, je souhaite remercier les éditions XO pour leur confiance. Admirant depuis longtemps le travail de Christian Jacq, je ne pouvais qu'accepter avec enthousiasme ce service presse, surtout après réception du livre dont la couverture est très belle et le contenu... Mazette !

Encore une fois, le plus romanesque de tous les égyptologues nous fait faire un bond dans le temps pour nous emmener à la découverte d’une culture véritablement extraordinaire, celle des égyptiens de l’Antiquité.

Ici, l’auteur se concentre sur une période très précise de l’histoire : celle de la construction de la pyramide de Khéops, devenue de nos jours, avec celles de Képhren et Mykerinos, une des 7 merveilles du monde.

C’est véritablement passionnant d’imaginer pouvoir gommer d’un seul coup la métropole du Caire qui s’étend aux pieds du plateau de Gizeh acutellement, pour n’y laisser que le vide qui y existait il y a plus de 5000 ans. Comment en est-on venu à choisir ce site ? Pourquoi Pharaon voulait-il si imposante demeure éternelle ? Comment ses ingénieurs s’y sont-ils pris pour mener à bien ce projet ? et notamment, comment ont-ils acheminé les fameux blocs de pierres qui composent l’édifice ?

Toutes ces réponses, vous les trouverez dans ce roman lui aussi imposant (400 pages), que vous ne pourrez plus lâcher de par les découvertes que vous y ferez.

Ce qui me touche particulièrement avec Christian Jacq, c’est qu’on sent sa passion pour son métier à travers son écriture et surtout, son envie de nous la transmettre. Et quelle bonne idée de passer par les romans pour y parvenir ! Eh oui, encore une fois, en lisant cette histoire, vous aurez des informations sur le mode de vie de cette époque, allant de ce qu’on mangeait au petit-déjeuner, aux procédures de divorce (ça existait ! n’en déplaise à certains arriérés actuels). Quelque chose d’ailleurs, m’a frappé dans cette description : c’est à quel point les égyptiens étaient soucieux de l’hygiène. Quand on sait que plusieurs milliers d’années après, que ce soit du temps de Charlemagne ou de Louis XIV, on n’était pas fichu de prendre un bain plus de deux fois par an ! Beurk ! Et Vive l’égyptologie ! Quand même…

Bref. Outre la volonté didactique avec les méthodes de construction de la grande pyramide dont ont peut admirer les schémas à l’intérieur même du livre (oui oui !), il y a également dans celui-ci un récit vraiment bien pensé. Ce n’est pas juste un tailleur de pierre qui raconte comment il emboîte des morceaux de roches les uns dans les autres, c’est le récit d’une révélation qui va transformer la vie d’un jeune homme à tout jamais.

Ce jeune homme a 17 ans lorsqu’il décide de se rebeller contre Sioul, un scribe malhonnête qui profite de la pauvreté des gens pour s’en mettre plein les poches. Manquant le tuer, il doit s’enfuir et trouve sur sa route un vieil homme qui le prend sous son aile. Grâce à lui, il va pouvoir intégrer le chantier d’un des plus beaux trésors architecturaux d’Egypte.

Comme c’est le jeune homme qui raconte son histoire, on est directement plongé dans ses pensées. Au début, je l’ai trouvé abrupte. Sa colère mal maîtrisée le poussait à commettre des erreurs.  Les 20 ans passés aux côtés de mentors ayant décelé en lui un potentiel énorme vont justement servir à transformer le « gamin » en un homme à la réputation sérieuse. Il n’empêche qu’il garde jusqu’au bout ce caractère bien trempé, refusant tout compromis. C'est exactement le genre de traits qu’on pouvait trouver notamment chez l’extraordinaire Pazair, personnage du non moins extraordinaire Juge d’Egypte. J’ai remarqué que Christian Jacq aime les personnalités fortes, qu’aucun obstacle, même les plus dangereux, ne peuvent détourner de leur objectif (ex : Akhésa dans La reine soleil). Tant mieux. Nous aussi !

 À ce symbole d’honnêteté, l’astuce était de lui opposer un symbole de malhonnêteté avec des entités étranges et maléfiques cherchant à le compromettre lui tout autant que l’érection de la pyramide. Ne sont-ce pas deux destins qui s’entremêlent ici ? Celui du jeune loup avide de prouver la force de son cœur juste, et celui d’un roi cherchant une demeure d’éternité au plus près de celle des dieux.

Et que serait un récit d’aventures sans une petite touche de romance ? Ici, elle est bienvenue car non omniprésente. J’ai beaucoup aimé le jeu que s’est fait l’auteur de nous tenir en haleine tout au long du roman pour ce qui était de l’identité de cette fameuse « elle ». C’est bien vu, très romantique, et ça ne pourra que plaire au public féminin.

Il y en a donc pour tout le monde dans ce livre, comme vous aurez compris. Aventures, romance très touchante, parcours initiatique, transmission du savoir scientifique archéologique. Toujours bien écrit, le suspense toujours au rendez-vous, cet énième opus de la bibliographie déjà très conséquente de Christian Jacq ne pourra que vous faire passer un bon moment.

 

Ma note donc pour J’ai construit la grande pyramide, de Christian Jacq : ****

 

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Date de dernière mise à jour : 24/10/2015